La Journée pour un Internet plus sûr

Le 7 février, 2017 nous célébrons la Journée pour un Internet plus sûr – une occasion de parler d’une utilisation plus sécuritaire et responsable de la technologie en ligne, surtout à nos enfants et à nos jeunes. La Section jeunesse de la GRC de Surrey et les conseillers pour les jeunes du Programme d’intervention auprès des jeunes voient au quotidien les conséquences des actions en ligne. Les menaces et les actes d’intimidation, la transmission d’images explicites et les manœuvres d’extorsion en ligne font tous parties des plaintes sur lesquelles ils enquêtent chaque semaine. Une menace commune lie tous les dossiers : les effets des commentaires négatifs, des photos et des vidéos diffusés en ligne ou par le biais d’applications ont des conséquences réelles et parfois durables pour les victimes et les personnes ayant commis les actes.

Comment participer à la Journée pour un Internet plus sûr:

Quelques exemples fournis par le personnel de la Section jeunesse et les conseillers du Programme d’intervention auprès des jeunes.

J’ai enquêté sur des menaces et des allégations graves faites sur Internet par un ado de 16 ans. Le jeune a fini par être accusé de l’infraction, et il avait l’air surpris d’apprendre qu’il ne pourrait pas sortir du pays avec sa famille pendant les vacances à cause de l’accusation criminelle. Ce que vous dites et ce que vous publiez dans le monde virtuel a des conséquences réelles - Sergeant Kennedy, Section jeunesse

Si vous ou quelqu’un que vous connaissez êtes victime de menaces, de chantage ou d’extorsion en ligne, voici quelques mesures à prendre : cessez toute forme de communication avec la personne en bloquant les comptes, en désactivant les comptes utilisés pour la communication et en parlant de l’incident à un adulte en qui vous avez confiance ou à la police. Apprenez en plus sur la Cyberintimidation.


La victimisation peut se produire en un clin d’œil, souvent sans même que l’enfant ne se doute qu’il a fait quelque chose de mal. Parfois, tout ce qu’il faut pour devenir une victime, c’est un clic de souris au mauvais moment ou une demande d’amitié qui n’aurait jamais dû être acceptée. – Serg. Dixon

Conseil : Les enfants n’ont jamais été autant exposés à du matériel sexuellement explicite et dangereux qu’ils le sont aujourd’hui. Installez un logiciel de filtrage et utilisez des moteurs de recherche appropriés pour les enfants (p. ex. KidsRex). Discutez avec vos enfants de ce qu’ils doivent faire lorsqu’ils voient des messages ou des comportements étranges en ligne. Surveillez étroitement ce qu’ils font sur Internet et parlez-leur de ce qui distingue les amitiés saines des amitiés malsaines. Si vous pensez qu’une personne pourrait être victime d’exploitation sexuelle en ligne, visitez le cyberaide.ca.


C’est effrayant de penser que pour certains jeunes, le fait d’envoyer des photos explicites de soi fait simplement partie d’une relation amoureuse. Une fois ces photos prises ou envoyées, vous n’en avez plus le contrôle. Quand survient la séparation, une semaine ou un mois plus tard, ces photos sont très souvent transmises ou publiées en ligne. – Gendarme Williams, Section jeunesse

Après avoir filmé quelques unes de ses amies sortant de la douche et avoir envoyé les vidéos par le biais d’une application de messagerie, une étudiante a déclaré qu’elle pensait que ça ne causait aucun problème, parce que tout le monde le fait . La réalité, c’est que ces actes ne font pas que blesser les victimes et leur causer du tort, ils sont illégaux. Dépendamment du contenu des photos ou des vidéos que vous transmettez, la police pourrait porter des accusations de pornographie infantile contre vous.

Le site Web AidezMoiSVP.ca du Centre canadien de protection de l’enfance offre de l’information utile sur ce que vous devez faire si des images inappropriées de vous sont transmises ou affichées en ligne. On décrit entre autres les étapes à suivre pour contacter les sites Web populaires et demander le retrait de photos ou de vidéos, et on vous donne des moyens de gérer le stress.


Certaines applications de messagerie contribuent aujourd’hui à mettre les jeunes en relation avec des étrangers. Les jeunes finissent par donner trop de renseignements personnels ou même par se faire filmer par caméra Web. Souvent, ils pensent qu’ils parlent à une personne de leur âge, mais ce n’est pas toujours le cas. Les renseignements ou les photos ou vidéos qu’ils transmettent peuvent plus tard être utilisés contre eux. – Misha, conseillère en intervention auprès des jeunes

Le Centre canadien de protection de l’enfance a émis un avertissement concernant le fait que de jeunes Canadiens se faisaient extorquer de l’argent par des adultes qui se font passer pour des ados. Les auteurs enregistrent en secret les ados qui s’exposent par caméra Web, puis ils les menacent de montrer la vidéo s’ils ne sont pas payés. Vous pouvez vous inscrire ici pour recevoir les futures alertes Cyberaide. 


Bon nombre de jeunes enfants explorent l’univers des jeux en ligne. Les parents doivent porter une attention spéciale aux salons de clavardage de certains sites de jeux. – Carly, Services d’appui

Conseil : La capacité joueurs multiples des jeux en ligne rendent ceux-ci très attrayants aux yeux des enfants. Bien qu’il soit facile de croire que vos enfants sont en sécurité lorsqu’ils jouent à un jeu, la supervision et l’encadrement d’un adulte sont toujours nécessaires. Ne permettez pas à vos enfants de fréquenter des salons de clavardage non surveillés associés à bon nombre de jeux en ligne. Cherchez des jeux qui offrent la capacité de bloquer des personnes ou de choisir les personnes avec qui vos enfants interagissent. Aidez vos enfants à créer leurs profils lorsqu’ils se joignent à des sites de réseautage social ou de jeu en ligne. Visitez les sites www.childrenstech.com ou www.gamerdad.com (en anglais seulement) pour obtenir de plus amples renseignements à cet égard.

Pour obtenir d’autres renseignements sur la Sécurité sur Internet, consultez la partie Protégez-vous du site Web de la GRC de Surrey ou encore visitez le site Web du Centre canadien de protection de l’enfance.

 

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