De Kaboul au Canada

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2017-01-16 10:33 PST

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Serg. Bari Emam

Le sergent Bari Emam travaille actuellement au sein de l’Unité mixte d’enquête sur le crime organisé — Colombie-Britannique. Service de police intégré chargé de la lutte contre les gangs en Colombie-Britannique, cette unité travaille à mettre fin à la violence des gangs et au crime organisé dans la province.

Fuyant l’Afghanistan, déchiré par la guerre en 1989, la famille Emam s’est installée au Canada pour tenter d’y entreprendre une nouvelle vie. D’abord à Winnipeg, puis à Vancouver, la famille a très vite compris que la vie consistait non plus simplement à rester en vie, mais plutôt à apprécier véritablement le privilège de vivre dans un pays qui accorde à ses habitants des droits et des libertés, ainsi que la protection et la sécurité. En 1978, un gouvernement prosoviétique a pris le pouvoir en Afghanistan et a supprimé l’opposition exercée par les Afghans musulmans traditionnels.

Toutefois, au printemps 1979, la majeure partie du pays était en rébellion, et le gouvernement a demandé l’aide de l’Union soviétique. La guerre soviétique-afghane a duré neuf ans, mais l’agitation régnait toujours dans le pays. Des groupes d’insurgés se sont battus contre l’armée soviétique et les forces afghanes alliées. De 850 000 à 1,5 million de personnes ont perdu la vie, et des millions d’Afghans ont fui le pays.

La famille Emam est arrivée au Canada avec ses quatre enfants; ils ont acquis la citoyenneté en 1992 et se sont établis à Vancouver, où ils habitent depuis 25 ans.
Le sergent Bari Emam avait 15 ans lorsque sa famille a quitté Kaboul, en Afghanistan, où il avait grandi. Mais il n’a jamais dit à quel point il a été difficile de refaire sa vie au Canada en raison des horreurs et des réalités auxquelles sont confrontés les gens vivant en Afghanistan.  

Si la paix et la sécurité sont absentes, tout le reste n’a plus d’importance, affirme le sergent Emam. Parfois, c’est encore plus important que la nourriture. Le sentiment perpétuel de peur est troublant. Le fait d’avoir vécu au milieu de la discorde et de l’agitation civile, ne sachant jamais à quel moment surviendrait la violation de ses droits fondamentaux, lui a fait apprécier le calme et la paix qu’il a trouvés au Canada.

Le sergent Emam s’est intéressé au métier de policier après avoir terminé ses études. À ses yeux, il s’agissait d’une profession honorable qui permettait d’aider véritablement les gens parce que les agents de police ont la capacité de toucher et d’influencer des vies.

Ayant vu ce que c’était que de vivre dans un pays où il y avait tant de méfiance à l’égard des symboles d’autorité, et comme le maintien de l’ordre au Canada consiste à procurer aux gens un sentiment de justice, il voulait faire partie d’un service de police en qui la collectivité avait confiance.

[…] La vie humaine n’a aucune valeur dans les régions du monde qui sont victimes de la guerre; les gens sont traités comme s’ils étaient moins humains que d’autres, selon le sergent Emam. Pour moi, assurer la sécurité des gens est la satisfaction ultime en tant que policier. Il s’est joint à la GRC en 2001 et a d’abord été affecté à Vancouver-Nord. Il a ensuite été nommé enquêteur, superviseur et chef d’équipe de l’Équipe intégrée des enquêtes sur les homicides. Il travaille actuellement au sein de l’Unité mixte d’enquête sur le crime organisé — Colombie-Britannique.

Le sergent Emam a également réussi à obtenir à la fois son baccalauréat et une maîtrise en criminologie de l’Université Fraser Valley. Rien de tout cela n’aurait été possible si sa famille n’avait pas échappé aux turbulences en Afghanistan.

Il y aurait eu très peu de possibilités de faire des études, de poursuivre une carrière ou de vivre normalement lorsque règne le chaos. À l’époque, la plupart des Afghans essayaient simplement de rester en vie. Les possibilités sont d’une importance cruciale, et en venant au Canada, le sergent Emam a profité de chaque possibilité, ne tenant jamais pour acquis le privilège de vivre en paix.

Si la paix et la sécurité sont absentes, tout le reste n’a plus d’importance. Sergent Bari Emam
 

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